Homélie du 34è dimanche du Temps Ordinaire - Année A (2017)

 

 

Chers frères,

Aujourd’hui, l’Eglise célèbre le dernier dimanche de l’année liturgique.

Et ce dimanche correspond à la fête du Christ Roi de l’univers.

Deux choses importantes attirent notre attention donc. La fin de l’année liturgique et le règne du Christ sur l’univers.

Pour ce qui est de la fin de l’année je vous propose cette pensée africaine :

« Bien finir vaut mieux que bien commencer ». Cela signifie que le commencement ne dépend pas de nous. Qui est maître de son commencement ? Personne. Qui a choisit de naître blanc ou noir ? Personne. Qui a choisi de naître burkinabè, mexicain, équatorien, zambien ? Personne. Qui a choisi de venir au monde ? Personne. Mais quant à la fin, nous devons la soigner. La fin ne peut pas être heureuse sans notre contribution. Exactement comme disait saint Augustin : « Dieu nous a créés sans nous, mais il ne nous sauvera pas sans nous ».

Revenons au règne du Christ sur l’univers. Le Christ est Roi. Comme tout Roi, il a un trône. Mais son trône est la Croix. Et cette croix n’est visible qu’à la fin de sa vie sur la terre. Il y a donc une coïncidence entre la fin de l’année liturgique et la manifestation de la Royauté du Christ sur l’univers. Si la fin de l’année liturgique nous rappelle notre propre fin, le règne du Christ nous rappelle qu’il nous attend donc à cette fin. Car à la fin de toute vie, lui seul a droit de vie et de mort sur nous. C’est cela être pleinement Roi au sens humain. Mais cela est tout aussi important au sens religieux.

Pour mieux arriver à la fin, nous avons besoin d’un bon jugement du Roi. Entre le début qui ne dépend pas de nous et la fin qui dépendra partiellement de nous, il y a l’aujourd’hui, le maintenant. C’est l’aujourd’hui et le maintenant de notre vie qui va nous permettre de préparer cette fin.

Nous ne devons pas nous arrêter à la rentrée triomphale de Jésus à Jérusalem « hosanna, hosanna… » Nous sommes appelés à arriver à la Croix. Le Christ lui-même nous montre la manière : j’avais faim, j’avais soif, j’étais nu, j’étais en prison… Le Christ prend lui-même soin de ses brebis. Il les connait, il les écoute, il les soigne, il les cajole, il en prend soin. Comme le dit la première lecture. Et nous, que faisons-nous les uns des autres ? Et en tant que prêtres, que faisons-nous aux brebis qui nous sont confiées ? Chacun répond pour lui-même. Nous sommes chrétiens, nous sommes prêtres. Et nous sommes conscients de cette obligation.

Ô Jésus, prends pitié de nous. Ô Jésus fais-nous arriver à la croix. Ô Jésus aide-nous à nourrir, à abreuver, à visiter, à habiller etc. Ô Jésus, soigne notre cœur. Et tu seras vraiment notre Roi. Amen.

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