Les évêques de la Conférence Episcopale du Rwanda viennent de décréter une année de réconciliation en vue de renforcer les efforts de paix dans ce pays qui a connu le plus grand crime ethnique des dernières décennies. Une manière de faire comprendre que seul le pardon continuel peut cicatriser les plus vielles plaies. Rapporte le Vatican news.

 

Les évêques du Rwanda, conformément à leurs engagements pastoraux, ont publié une lettre titrée « LETTRE DES EVEQUES CATHOLIQUES AUX FIDELES PENDANT L’ANNEE SPECIALE DE LA RECONCILIATION AU RWANDA » le 18 janvier 2018. Cette lettre pastorale fondée sur l’expression : “Le Christ est notre unité” (cf. Jn 17, 21), lance la dernière année de leur plan d’action triennal 2016-2018. Ce plan triennal a connu trois dimensions annuelles qui sont : le rappel de la divine miséricorde, le jubilé du sacerdoce et enfin l’année spéciale de la réconciliation.

 

Cette lettre vient à point nommé renforcer l’effort de cicatrisation des cœurs meurtris depuis 1994, où près de 500 000 personnes ont connu la mort en seulement quatre mois, des frères et sœurs en culture et enfants de la même religion catholique, sur des bases simplement ethniques. Où des prêtres et des sœurs se sont haïs et détestés, certains ayant fuit leur pays ne pouvant y retourner encore à l’heure actuelle.

 

Dans cet état de fait, et après tant d’efforts de réconciliation à grands prix qu’il faut sauvegarder, il est louable l’effort des évêques de tendre davantage vers une vraie et durable réconciliation. Et cette partition qu’ils jouent en cette ‘‘année spéciale de réconciliation’’ est à encourager et à soutenir par tous les frères chrétiens du monde entier et par toutes les personnes éprises de charité et de paix pour l’homme créé à l’image de Dieu.

 

Tâche délicate mais noble. Comme les évêques le souhaitent, « pour avancer vers cette réconciliation, il faut que ceux qui ont commis des crimes soient aidés à demander pardon et les victimes à pardonner» ; ces deux aspects seront indispensables dans l’effort de paix recherché en cette ‘‘année spéciale de la réconciliation’’ au Rwanda, 24 ans après le génocide.

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