Le Père Julio DIEGUEZ qui a animé cette récollection est allé de la Pastorale comme état de vie. Pas comme une responsabilité, mais comme une manière de vivre qui transparaît dans notre mission quelle qu’elle soit.


Allant de l’expérience des disciples d’Emmaüs (Lc24, 18-35), il a ouvert les esprits sur quelques aspects. Jésus rejoint les disciples d’Emmaüs sur le chemin. Ainsi rejoint-il toujours chacun et marche avec lui. Les disciples d’Emmaüs pensaient que la personne qui les a rejoints ne savait pas ce qui s’était passé. Mais quand Il commence à leur expliquer les écritures, ils se rendent comptent qu’il sait bien ce qui s’est passé mais leurs yeux sont toujours fermés à le reconnaître du fait de la tristesse qui les accable. Ainsi chacun se sentant dans la joie ou dans la peine ne s’ouvre peut-être pas toujours à la Parole de Dieu qui nous est adressée. Et dans l’application pastorale, écouter Jésus lui-même nous expliquer les écritures. Penser connaître tout nous empêche d’écouter à la Source même. Et cette expérience de Jésus expliquant les écritures est une clef de prédication. Pour mieux faire la prédication, se laisser toucher par la Parole : « notre cœur n’était-il pas brûlant quand il nous expliquait les écritures… ». Et ce n’est qu’à ce moment qu’on peut donner la nouvelle aux autres. Les disciples d’Emmaüs retournent à Jérusalem et annoncent aux autres disciples ce qui s’est passé, parce qu’ils sont eux-mêmes imbibés de ce qu’ils ont reçu de la part du Seigneur Ressuscité.


Dans un second temps, il a fait un lien de cette expérience des disciples d’Emmaüs avec la Miséricorde. Une miséricorde qui n’est pas seulement le fait de pardonner un péché, mais qui est aussi soutenue par le fait d’élever quelqu’un vers une meilleure situation d’état. Les disciples sont tirés vers la Lumière, menés vers la clarté de la Résurrection. 


Et pour illustrer cette ouverture vers la Miséricorde qui est une tâche hautement pastorale, il a pris le passage de Lc15, 1-32, où par trois manières, Jésus nous montre comment trouver les brebis perdues. Allant de façon graduelle :
Une pièce de monnaie ne se perd pas seule, quelqu’un la fait perdre. Elle n’est pas consciente de son état de perte. Il y a des pécheurs qui ne sont pas conscients qu’ils sont perdus. Ils ont besoin qu’on les trouve. C’est le rôle du médiateur.
Un mouton peut se perdre. Il est conscient qu’il est perdu. Il veut bien rejoindre le reste du troupeau mais il ne peut pas s’orienter comme il faut. Il y a des pécheurs qui sont conscients qu’ils sont perdus. Mais ils ne savent pas comment faire pour rejoindre la famille de Dieu. Ils ont besoin qu’on aille à leur recherche. C’est le rôle du médiateur.
Un fils peut se perdre, un homme peut se perdre. Ici, consciemment a choisi de s’éloigner de la famille. Il sait pertinemment qu’il a emprunté la route de la ‘‘perte’’, perte pas comme la monnaie ou le mouton mais une perte d’éloignement pleinement conscient. Là encore, on doit l’attendre revenir, on ne lui ferme pas la porte. C’est encore le rôle du médiateur. 
Chacun de ceux qui participent à la récollection joue le rôle de médiateur. Notre rôle de médiateur sera tel à la mesure que nous cherchons, trouvons et ramenons au Seigneur, ces hommes et ces femmes perdus. Ce sera la manifestation solide de la Miséricorde divine. C’est cela être pasteur.


 

Récollection autour du thème de la « Pastorale »
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