Il semble que le subjectivisme depuis Descartes a donné lieu à une suprématie de l’homme en tant que sujet. Et aujourd’hui, on assiste comme à  la dictature du relativisme pour paraphraser le Cardinal J. RATZINGER[1]. Sur cet état de faits, disons avec Frédéric LOT que « une parole a autorité si elle est capable d’éclairer, de guider et de faire grandir. Or le relativisme dont notre société est profondément pénétrée, consiste à ramener toute parole au même niveau : aucune parole ne peut s’imposer au nom de la vérité car toutes les paroles auraient la même valeur. C’est dire finalement qu’aucune ne vaut. Selon cette conception il n’y a plus d’erreur ou de vérité, mais seulement des points de vue différents »[2]. Si le relativisme est l’une des formes les plus libérales de notre temps, le fait qu’on ne veuille plus vivre que par lui fait de lui une dictature. Ainsi, est devenu vrai ce qui plaît, ce qui est efficace pour soi, ce qui rapporte…Ou encore, est vrai ce qui se fait par tous (les sondages, l’opinion publique…) Autrement dit, la vérité c’est ce que la majorité pense et veut. Les jeux de sondages, de multiples marches de groupes ont permis par exemple à certains pays de légitimer l’homosexualité, d’accepter l’avortement, l’euthanasie, la reproduction in vitro…
L’autre face de la vérité est l’égalitarisme que proposent nos démocraties. Est vrai ce que chacun croit fermement l’être. Le point de vue d’autrui ne pouvant plus être une référence qui puisse contraindre, le laxisme acquiert une valeur de vérité ; et chacun fait comme bon lui semble et considère cela comme vérité.


[1] Joseph Card. RATZINGER « sur le relativisme » in La Documentation Catholique, 2151, pp. 29-37.
[2] Frédéric LOT, « parole et éducation », in RUCAO 24, (2005), p. 23.
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