Pour plusieurs personnes, la liberté est l’autonomie ou l’indépendance ou encore la possibilité absolue de faire ou de ne pas faire une chose.
Mais nous pouvons retenir que la liberté est une faculté ou une disponibilité à opérer un choix droit et judicieux dans les différentes situations. Ainsi la liberté est à l’esclave l’état contraire de son état de servitude et surtout du manque de choix dans ses initiatives.
Rejoignant Giorgio Campanini, nous pouvons reconnaître que « La caractéristique du chrétien est une triple liberté qui pourrait, avec Franz Böckle, être définie ainsi : liberté par rapport au péché (grâce à sa justification dans le Christ, l’homme devient libre de la soumission au mal) ; liberté par rapport à la loi (celui qui s’ouvre à l’Esprit est au-delà de la loi) ; liberté par rapport à la mort (l’amour de Dieu est pour toujours, la mort est donc définitivement dépassée : Rm 6, 21+) »[1]. La libération donc du péché, de la mort et de la loi donne au chrétien d’être au fond de lui-même disponible à se décider pour Dieu dans l’amour et lui permet de passer de la loi qui fait peur à la loi d’amour qui porte vers Dieu et vers le frère sans contrainte. Cette liberté chrétienne n’est donc pas une libération de tout mais une libération des entraves aliénantes et un attachement aux liens plus valeureux. On devient esclave du bien et de l’amour.


[1] Giorgio Campanini, « La liberté chrétienne », in Dictionnaire de la vie spirituelle, Cerf, Paris 1983, pp. 624-625.
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