I.    Bref historique du prophétisme[1]

Il est certain que la réalité du prophétisme n’est pas l’apanage du peuple d’Israël. Mais notre présent travail ne s’intéressera qu’au prophétisme en Israël. Ce prophétisme commence avec Abraham, l’ancêtre du peuple même si ce titre lui a été conféré tardivement (Gn20, 7). A la suite d’Abraham, il y a Moïse, qui a le plus grand visage de prophète jamais égalé de tous (Dt18, 15 ; 34, 10). Ceux-ci sont en fait des prophètes à titre honorifique. Des prophètes dits anciens, il y a les Juges. Et après ceux-ci, il y eut les prophètes préclassiques parmi lesquels on peut énumérer Samuel, Débora (Jg4, 4) ; les prophètes dits professionnels parce qu’oeuvrant presque à côté du roi : Nathan (2S7, 12), Elisée (2R2 – 13). Enfin, les prophètes classiques dont on distingue trois groupes :

-Les préexiliques (8°-7° Siècle) : Amos et Osée au Nord, Isaïe et Michée au Sud ; Sophonie, Jérémie, Nahum, Habaquq qui assistent à la déportation vers Babylone.

-Les exiliques (Fin 7° - 6° Siècle) : Ezéchiel ; le Deutero-Isaïe.

-Les postexiliques (5° Siècle) : Agée, Zacharie, Malachie, Abdias, Joël, Jonas et le Trito-Isaïe.



[1] Cf. Cours polycopié sur les prophètes, de l’abbé Jean-Marie SAWADOGO

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