II. Le don de la vie (18−20,10)

 

Saint Jean, écrit O. Cullmann  « a placé les événements de la vie de Jésus dans la perspective particulière qui distingue son évangile des autres et qui nous fait embrasser du même regard le Jésus de l’histoire en même temps que le Christ éternel ». Ce qui est vrai de l’ensemble du Quatrième Evangile est peut-être encore plus visible dans les chapitres consacrés à la Passion et à la Résurrection de Jésus. D’une part, le texte de Jean est historiquement plus précis que celui des synoptiques : il abonde en détails omis par ces derniers ; mais d’autre part il nous présente le Fils de Dieu allant librement à la mort voulue par son Père et manifestant en maintes circonstances, par maints détails soigneusement relevés par Jean, sa souveraineté messianique et divine.

« Je suis le bon berger, je connais mes brebis et mes brebis me connaissent, comme mon Père me connaît et que je connais mon Père. : et je me dessaisis de ma vie pour les brebis…Le Père m’aime parce que je me dessaisis de ma vie pour la reprendre ensuite. Personne ne me l’enlève mais je m’en dessaisis moi-même ; j’ai le pouvoir de m’en dessaisir et j’ai le pouvoir de la reprendre : tel est le commandement que j’ai reçu de mon Père. » (10,14-15.17-18) Les évènements de la passion, de la mort et de la résurrection de Jésus sont comme le commentaire vivant de ces paroles. C’est pour traduire la réalité sublime de cette passion soufferte dans une liberté souveraine jusqu’à en mourir dans la conviction et la conscience de donner ainsi le signe du suprême amour que nous disons que Jésus « meurt sa vie » et qu’il « vit sa mort » avant de la vaincre par sa résurrection.

 

II.1 Mourir sa vie et Vivre sa mort : La Passion : (18—19)

 

Le récit de la passion selon st Jean peut se subdiviser en 2 moments :

 

-Mourir sa vie : 18,1—19,16.

 

+L’arrestation : 18,1-12

« Pour eux, je me consacre moi-même » : Jésus, selon la formule de la PE II, entre librement dans sa passion. Il ne se cache pas, il va là où le traître le cherchera sûrement ; il ne se dérobe pas, il se présente lui-même à ceux qui viennent l’arrêter. La sérénité, la paix, la maîtrise des évènements qu’ils découvrent contre toute attente chez celui qu’ils croyaient être un agitateur et un malfaiteur frappent de stupeur la cohorte conduite par Judas et ils sont littéralement terrassés. L’évangéliste montre comment Jésus, en cette heure de grande épreuve personnelle, a la force de se préoccuper des siens. Il est le bon berger qui s’expose aux attaques pour sauvegarder son troupeau de la dispersion. D’où le rappel de la parole que Jésus avait dite : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ».

 

+Le procès juif : 18,13-27

Déjà le fait que l’arrestation soit menée par les romains montre que les juifs ont déféré l’affaire de Jésus à la juridiction de l’autorité romaine. Le caractère hâtif de l’instruction le confirmera. St Jean ne manque pas une occasion de souligner la mauvaise foi des chefs, ceux qu’il appelle spécialement « les juifs ». Le procès juif, devant les grands prêtres Anne et Caïphe, n’est, en effet, qu’une parodie. Jésus n’est pas dupe, qui élude les questions qu’on lui pose en quête de prétextes. Dans cette affaire, les juifs capitulent avec leur conscience, par haine et jalousie ; Pierre, selon la prédiction de Jésus, fera de même, par peur et lâcheté.

 

+Le procès romain : 18,28—19,16

C’est le vrai procès. L’évangéliste montre avec habileté que l’inculpé n’est pas celui qu’on croit et le procès se déroule sur un double plan. On peut découvrir ici un commentaire de la parole que Jésus avait dite : « c’est maintenant le jugement de ce monde, maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors» (12,31 cf 16,11). Les juifs qui accusent, Pilate qui siège au tribunal ne sont que les suppôts de Satan qui est en train de perdre sa cause et son pouvoir au fur et à mesure que l’on s’achemine vers l’injuste sentence qui aboutira à « l’élévation «  en croix du Fils de l’homme, son intronisation, le couronnement de son Heure, moment où Jésus dira « tout est accompli », le Père est glorifié et il glorifie le Fils en faisant de lui le roi des juifs et le sauveur de tous les hommes. « Lorsque j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » (12,32)

Un certain nombre de commentateurs découvrent dans le récit du procès romain une structure en sept tableaux, suivant les mouvements d’entrée et de sortie de Pilate[1].

On a ainsi :

1er tableau : 18,29-32

La discussion entre Pilate et les juifs est présentée de façon à exclure pour Jésus la mort par lapidation (sentence prévisible à l’issue d’une condamnation devant le tribunal juif) afin que s’accomplisse la parole de Jésus lui-même indiquant le genre de mort qui serait la sienne, l’élévation, c’est-à-dire la crucifixion. C’est pourquoi les juifs déclarent « Nous n’avons pas le droit de mettre quelqu’un à mort ». Jésus domine sa mort, il en connaît et maîtrise les modalités !

 

2ème tableau : 18,33-38a

L’entretien de Jésus avec Pilate trouve un excellent commentaire dans cette parole de St Paul à Timothée « Je t’ordonne …en présence de Jésus Christ qui a rendu témoignage devant Ponce Pilate dans une belle profession de foi… » (1Tm 6,13) Ce que Jésus affirme à Pilate est en effet un témoignage par lequel il révèle son propre mystère, à savoir son identité royale et la modalité de son règne : sa royauté n’est pas de ce monde et ne s’exerce pas à la manière des hommes. Il ne règne que sur des disciples, « ceux qui écoutent sa parole », sur « ses brebis », non par la puissance des armes mais par celle de la vérité ; il est un « roi-berger », doux et humble.

3ème tableau : 18,38b-40

Au-delà de l’ironie assez fine du procurateur, le choix qu’il propose aux juifs entre Jésus et Barrabas, un bandit, révèle l’innocence de Jésus ; la réaction rend manifeste la stupidité doublée de méchanceté des chefs juifs. En préférant Barrabas, ils optent pour un fauteur d’agitation, un séditieux confirmé ; or, c’est précisément l’incitation à la sédition qu’ils présentent comme chef d’accusation contre Jésus. Mais, pour eux, fi de la cohérence, pourvu que Jésus disparaisse…

4ème tableau : 19,1-3

Jean ramène dans cette scène du couronnement d’épines le motif central de la royauté de Jésus ; il supprime tout ce qui avilit Jésus tels les crachats, les coups sur la tête, les génuflexions moqueuses…les soldats, malgré leurs brutalités, posent des actes et prononcent des paroles qui montrent à l’évidence la vérité qu’ils entendent nier : Jésus est roi !

5ème tableau : 19,4-8

L’intention de l’évangéliste de continuer à souligner la royauté de Jésus se révèle dans la scène de l’Ecce Homo en ceci que Pilate fait apparaître l’inculpé avec la couronne (d’épines) et le manteau de pourpre, les insignes royaux (ce n’est pas le cas chez les synoptiques). C’est sans doute une façon d’évoquer le Fils de l’homme eschatologique, le juge qui détient le pouvoir malgré son apparence de fragilité et d’impuissance.

6ème tableau : 19,9-12

C’est le second entretien privé de Pilate avec son prisonnier, occasion pour celui-ci d’apporter une autre révélation au procurateur : l’origine du pouvoir dont il s’enorgueillit ; il lui vient de Dieu. Ce qui suppose qu’il devra rendre compte de sa gestion à Dieu. Or, on vient de lui rapporter, et cela l’avait effrayé, que le prisonnier se dit Fils de Dieu. Le tableau suivant, le dernier, est révélateur : c’est comme si, dès lors, le procurateur avait abdiqué sa fonction de juge pour la rendre à qui de droit.

 

 

7ème tableau : 19,13-16

En faisant asseoir Jésus à la place du juge, Pilate accomplit la vérité dont il demandait peu auparavant ce qu’elle est. Mais la scène du Lithostrotos révèle une autre vérité déjà connue du lecteur de Jean, à savoir que Jésus ne juge personne, c’est le choix de chacun, face à lui, qui le juge pour l’acquitter s’il le reçoit ou le condamner s’il le rejette. Les juifs le rejettent, réclamant qu’on le supprime, ils se sont jugés et condamnés, le procès est terminé. Pilate leur livre Jésus ou plutôt Jésus se livre à eux pour réaliser jusqu’au bout leur choix.

 

-Vivre sa mort : 19,17-42

 

Le détail que Jésus porte lui-même sa croix est éminemment révélateur du caractère conscient, volontairement oblatif de sa mort ; il ne la subit pas, il la vit.

+L’exécution du condamné : 18,17-27

On peut dire que les différentes scènes du Golgotha constituent la réalisation de divers signes préfiguratifs :

 - la scène du lithostrotos où les juifs refusent de reconnaître Jésus comme leur roi est rééditée par leur refus de l’écriteau que Pilate a fait libellé et qui proclame Jésus « roi des Juifs » ; 

-Au lavement des pieds, Jésus avait déposé ses vêtements pour les reprendre après le service. A la croix, ses vêtements, signe de sa vie, sont arrachés et tirés au sort par les soldats au moment même où sa vie s’échappe par chaque trou des clous dont ses membres sont percés ;

-Jésus, avait indiqué l’évangéliste, devait mourir pour rassembler dans l’unité, les enfants de Dieu dispersés (11,52) ; l’épisode de la tunique sans couture que les soldats se gardent de déchirer signifie la réalisation actuelle de l’unité des croyants par la mort que Jésus est en train de vivre (cf aussi l’épisode de la pêche miraculeuse en 20,11 où les filets ne se déchirent pas) ;

-Présenté comme l’Agneau de Dieu par le baptiste, Jésus est traité à l’heure de sa mort comme l’agneau pascal dont les os, suivant le rituel, ne devaient pas être brisés (cf Ex 12,46)…

-Quant à la scène du Stabat mater, les exégètes sont de plus en plus persuadés qu’elle ne décrit pas seulement un acte de piété filiale de Jésus envers sa mère, mais une véritable révélation de sa maternité spirituelle[2]. Il faut dire que cette révélation est en même temps une réalisation de ce qui était déjà préfiguré dans l’épisode des noces de Cana. L’Heure, alors, n’était pas encore venue, à présent elle est là : Marie est de nouveau appelée « femme » et elle devient la mère du prototype des croyants, donc de tous les croyants, exactement comme au début quand les disciples, édifiés par le signe de Cana, se trouvent associés aux frères de Jésus avec lesquels, autour de Marie, ils vont séjourner à Capharnaüm (cf 2,11-12)

Le consummatum est signifie vraiment que tout ce qui n’avait été que signes et figures dans la vie, les actes et les paroles de Jésus atteint maintenant sa pleine réalisation.

 

+La mort de Jésus en croix : 18,28-37

La portée salvifique de cette mort est exprimée par Jean avec la formule à double sens « il rendit l’esprit » : il expira, mais ce faisant, il communiqua, selon sa promesse, son Esprit aux croyants. Il fallait le départ de Jésus, c’est-à-dire sa mort pour que la venue de l’Esprit fût possible (cf 7,38-39 et 16,7). Alors, la promesse de l’eau vive, symbole de l’Esprit se réalise presque matériellement : du côté ouvert de Jésus mort sort cette eau (v.34), ce fleuve de vie, source incontournable de salut selon la prophétie associée de Zacharie (cf. 12,10 ; 13,1)

 

+L’ensevelissement : 18,38-42

« Le christ a été enseveli comme les grands de ce monde et par les grands de ce monde : c’est une manière de signifier sa royauté. » ces mots de LOISY[3] se justifient au regard des personnages qui s’acquittent de ce devoir (deux dignitaires juifs), de la qualité du sépulcre (un tombeau neuf taillé dans le roc) et de la quantité impressionnante de myrrhe et d’aloès utilisée.

Mais l’intérêt de l’identité des aimables « fossoyeurs » de Jésus vient de leur qualité de « disciples », fût-ce en secret. Le corps de Jésus finit entre les mains de croyants. Avec la foi, tout est possible et de fait, l’heure de la victoire sur la mort implacable va bientôt sonner. Le grain de blé est tombé en bonne terre et est mort. Le fruit sera surabondant.

 

-Vaincre la mort : La Résurrection : (20,1-10)

 

Le récit de la résurrection de Jésus selon st Jean se caractérise par trois éléments majeurs : l’absence ou le vide, l’obscurité et le silence (les indices de la mort).

Au fur et à mesure que le récit progresse, chacun des éléments s’enrichit de nouvelles données qui le transforment, signe que la vie gagne sur la mort.

 

 

 

 

Trois moments sont identifiables :

-La découverte du tombeau vide par Marie-Madeleine : V.1-2

Il fait sombre, Marie découvre un tombeau ouvert et vide et le silence enveloppe l’évènement. Tout est réuni pour exprimer le mystère, un mystère qui va bientôt se révéler quoique par étapes. Ce sont d’abord le vide et l’obscurité qui subissent une évolution lorsque Pierre et Jean, suite à la nouvelle apportée par Marie se rendent au sépulcre.

-L’enquête de Pierre et Jean : v.3-7

IL y a dans le tombeau quelque chose, des signes susceptibles d’éclairer le sens des évènements en cours. La présence des linges mortuaires exclue l’hypothèse de l’enlèvement sans pour autant donner la solution de l’énigme ; une petite lumière se lève dans l’esprit des disciples alors que la ténèbre extérieure se dissipe progressivement. Cependant, pas de voix qui s’entende, pas de paroles qui expliquent…

-La réaction des disciples

La lumière qui s’allume dans l’esprit des disciples à la vue des signes évolue en intelligence spirituelle, le souvenir des paroles de Jésus citant l’Ecriture leur reviennent à la mémoire et allume la foi chez l’un d’eux, Jean, qui est parvenu à percer le sens de l’évènement. Pour lui est née la conviction que Jésus est ressuscité et que les linges ont été laissés là pour attester ce fait. Mais ces pièces à conviction n’ont pas convaincu Pierre. Chez lui, l’obscurité demeure quand les disciples, sans mot dire, s’en retournent chez eux.

 

Conclusion : Les derniers témoignages rendus au Verbe de vie

(20, 11-31)

 

Croire d’abord, témoigner ensuite, telle est la loi de la mission

 

1. Le témoignage de Marie Madeleine (20, 11-18)

 

Pour Marie Madeleine qui est restée près du tombeau vide jusqu’au lever du jour, les signes adjuvants de la foi se multiplient :

-le tombeau soudain se peuple, deux anges qui parlent et expliquent s’ajoutent ou se substituent aux linges, témoins muets de la résurrection ;

-avant que Marie ne puisse réagir à ce nouvel élément, une nouvelle présence lui fait faire le passage décisif : sa tristesse se change en joie ineffable quand elle reconnaît, dans la nouvelle présence, celui qu’elle croyait encore mort et disparu. En l’appelant par son nom, Jésus libère en elle la foi et le dynamisme du témoignage. Marie commence par professer sa foi par ce titre qu’elle donne à Jésus « Rabbouni »= mon maître (cf la profession de Thomas). C’est alors qu’elle reçoit la mission d’achever dans les disciples le passage des ténèbres à la lumière, du doute et de la perplexité à l’assurance de la foi en leur rappelant que tout se passe selon la promesse. Promptement et fidèlement, Marie va transmettre : « j’ai vu le Seigneur et voilà ce qu’il m’a dit ».

 

2. Le témoignage de Thomas (20, 19-29)

 

Dans ce récit de la première apparition de Jésus ressuscité à ses apôtres, l’accent est mis sur le cheminement de Thomas qui a un temps de retard sur les autres. De nombreux détails méritent attention dans ce récit :

-Jésus donne aux siens ce qu’il leur avait promis, la paix et la joie ; mieux, il leur donne l’Esprit Saint, le Paraclet, qui en demeurant et opérant en eux, les rendra continuateurs de la mission de salut de Jésus : ils reçoivent le pouvoir de juger et de sauver, de pardonner et de condamner ;

-Jésus ressuscité est le même qui a souffert et est mort en croix, les signes de sa passion demeurent pour attester cette identité et ils constituent la marque indélébile et désormais glorieuse de l’amour suprême de Dieu pour les hommes ;

-Le reproche de Jésus à Thomas et l’énonciation de la béatitude de la foi entendent souligner l’importance du témoignage, de la tradition comme moyen ordinaire et authentique de rencontre avec le ressuscité ; c’est le passage d’un ordre de réalités sensibles à un autre ordre moins sensible mais non moins réel. Marie Madeleine avait déjà été invitée à faire ce passage qui seul rend possible le témoignage et la propagation de la foi.

Le sommet du passage est cependant l’expérience de Thomas et sa conclusion : sa profession de foi. En cela, l’apôtre « prompt au découragement et lent à l’espérance » (L BOUYER) devient un symbole : symbole d’une foi qui, cherchant à éviter le piège de la crédulité peut tomber dans celui de l’incrédulité ; symbole d’une foi qui, refusant de se fonder sur l’expérience d’autrui, compromet sa propre crédibilité ; symbole cependant aussi d’une foi qui, en étant exigeante et personnelle, se donne des garanties de solidité et de fermeté. Le personnage de Thomas rappelle étrangement celui de Nathanaël (cf 1,45ss)

 

3. Le témoignage de l’évangéliste (20, 30-31)

 

Cette conclusion révèle le but que s’est proposé l’auteur en écrivant son évangile sans occulter nullement le caractère sélectif des éléments du témoignage qu’il porte. Ce qui importe pour lui, c’est de contribuer à susciter la foi qui conduit au salut en accomplissant pour sa part, la mission reçue de Jésus : « Lorsque viendra le Paraclet que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de vérité qui procède du Père, il rendra lui-même témoignage de moi ; et à votre tour, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le commencement. » (15,26-27) La composition de l’évangile est donc un acte de fidélité au Seigneur et le plus grand acte de charité fraternelle que le disciple bien-aimé pouvait poser au bénéfice de l’humanité.

Primitivement, l’évangile s’arrêtait sans doute avec ces derniers versets du chap. 20. C’est plus tard que le chapitre suivant, que nous considérons comme un épilogue, fut ajouté afin de rattacher de manière organique les perspectives de l’histoire apostolique à une dernière apparition de Jésus ressuscité. Après la mise au point de 20,30 qui atteste que « Jésus a fait en présence de ses disciples de nombreux autres signes qui ne sont pas rapportés dans ce livre », il ne vient à l’esprit d’aucun lecteur sérieux de mettre en doute la vérité historique de ce dernier élément ajouté à ce qui pouvait paraître un ouvrage achevé.

 

Epilogue (Appendice) : Identité et mission

                                  des disciples du Ressuscité (21)

 

Si au plan du style et du vocabulaire, ce dernier chapitre se lie très bien au reste de l’évangile, il s’en distingue par le lieu où se déroulent les évènements racontés. On passe de Jérusalem (la Judée) à Capharnaüm en Galilée. Ici, Jean se rencontre avec les synoptiques qui rapportent un ministère post-pascal de Jésus en Galilée.

Le chapitre 21 se divise naturellement en trois parties terminées par une brève conclusion : 1) La scène de l’apparition et de la pêche miraculeuse (21,1-14) ; 2) La mission de Pierre (21 ,15-19) ; 3) La destinée du disciple bien-aimé (21,20-23) ; La deuxième conclusion (21,24-25)



[1] Ainsi A. VANHOYE, Ch. DUQUOC, I. DE LA POTTERIE, A. JANSENS DE VAREBEKE…

[2] A. VANHOYE et al., La Passion selon les quatre Evangiles, 84

[3] A. LOISY, Le quatrième évangile, Paris, 1903, p. 898

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