INTRODUCTION

La question de l'ordination des femmes est ancienne dans l'Eglise, mais elle n'a encore pas fait l'objet d'une recherche approfondie de la part de la Théologie catholique. Jusque là, il n'y a pas sur cette question de doctrine explicite et faisant autorité qui tranche le débat. Or depuis une décennie, des développements se sont produits dans l'Eglise au sujet du rôle de femme. L'encyclique « Pacem in terris » n°41 en 1963 a cité l'émancipation des femmes parmi les développements positifs des temps modernes. La constitution pastorale sur l'Eglise dans le monde de ce temps (Lumen Gentium n°9.29) en 1965 a rejeté toute discrimination en raison du sexe. L'admission de femmes auditrices aux deux dernières sessions de Vatican II (1964-1965), la proclamation de quelques femmes docteurs de l'Eglise montrent le développement considérable qui s'est opéré dans l'Eglise sur le rôle de la femme. Par ailleurs l'épître aux Galates (3,28) exprime l'égalité de tous les chrétiens devant Dieu: « Il n'y a plus ni Juif ni Grec; il n'y a plus ni esclave ni homme libre; il n'y a plus l'homme et la femme, car tous vous n'êtes plus qu'un en Jésus-Christ. » Dans l'Eglise, il n'y a donc pas de discrimination de personnes. Le christ a supprimé les lignes de démarcation. Mais malgré cette doctrine de l'égalité de tous dans le Christ, aucune femme n'a jamais été Pape, évêque ou prêtre. Jusqu'à maintenant la loi de l'Eglise (canon 968) stipule que les femmes ne peuvent pas être appelées aux ordres. Alors le débat reste toujours complexe et passionnel. Au cours de notre développement, nous essayerons de trouver les argumentations pouvant conduire à l'admission des femmes au sacerdoce ministériel.

 

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