Sixième Partie : L’EGLISE ET LES RELIGIONS FACE AU SALUT

 

Enfin, la dernière partie aborde un autre sujet difficile : l'Eglise et les religions face au salut. La déclaration résume la doctrine catholique sur l’Eglise: «il est nécessaire de tenir ensemble ces deux vérités, à savoir la possibilité réelle du salut dans le Christ pour tous les hommes et la nécessité de l'Eglise pour le salut»[1]. Avec précision, le texte rappelle ce que la théologie doit encore approfondir : «Sur la modalité de transmission aux non-chrétiens de la grâce salvifique de Dieu, toujours donnée par le Christ en l'Esprit et dans un rapport mystérieux avec l'Eglise, le concile Vatican II s'est contenté d'affirmer que Dieu la donne “par des voies connues de lui”. La théologie cherche à approfondir cette idée»[2]. Tout ce qui précède montre qu'«il serait clairement contraire à la foi catholique de considérer l'Eglise comme un chemin de salut parmi d'autres»[3].

Le rôle de l'Eglise est donc irremplaçable : « Avec l'avènement de Jésus-Christ sauveur, Dieu a voulu que l'Eglise par lui fondée fût l'instrument du salut de toute l'humanité. Cette vérité de foi n'enlève rien à la considération respectueuse et sincère de l'Eglise pour les religions du monde, mais en même temps, elle exclut radicalement la mentalité indifférentiste “imprégnée d'un relativisme religieux qui porte à considérer que toutes les religions se valent”. S'il est vrai que les adeptes d'autres religions peuvent recevoir la grâce divine, il n'est pas moins certain qu'objectivement ils se trouvent dans une situation de grave indigence par rapport à ceux qui, dans l'Eglise, ont la plénitude des moyens de salut »[4].



[1] CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, Déclaration Dominus Jesus, n 20.

[2] CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, Déclaration Dominus Jesus, n 21.

[3] Ibid.

[4] CONGREGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI, Déclaration Dominus Jesus, n 22.

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