Retraite annuelle des prêtres

Koumi du 30/07/2010 au 07/08/2010

 

Prédicateur : Abbé André OUATTARA, ordonné en 1970, du diocèse de Bobo-Dioulasso

 

Thème :« Saint Jean-Marie Vianney, modèle du prêtre pour moi aujourd’hui dans l’Eglise-Famille Burkina-Niger. »

 

 

Introduction avec ‘‘ré-situation’’ du contexte de l’année du sacerdoce, déclarée par le Pape.

Invitation au silence pendant la retraite.

 

Programme ou horaire

 

6h30 : Lever  + toilette

7h00 : Laudes + messe + petit déjeuner

8h30 : Causerie + méditation 

11h45 : Milieu du jour  + repas +repos 

15h00 : Fin de la sieste + toilette

15h30 : Office des lectures + Seconde causerie + méditation 

18h45 : Vêpres + repas

20h30 : Complies + point du jour + repos de la nuit

 

Premier jour 31/07/2010, samedi

St Ignace de Loyola

 

 

L’annonce de l’année sacerdotale a eu un retentissement profond parmi les prêtres eux-mêmes. C’est une année positive et propositive, un hommage que l’Eglise veut rendre à ses prêtres.

L’objectif visé est l’approfondissement intense du sacerdoce, de la vocation et la mission du prêtre dans l’Eglise en vue d’une tension des prêtres vers la perfection spirituelle dont dépend l’efficacité de leur ministère.

·          Année du sacerdoce, année de renouveau de la spiritualité du prêtre.

·          L’Eucharistie se présente comme le centre de la spiritualité sacerdotale (donc développer l’adoration eucharistique).

·          Revoir la vie matérielle du prêtre.

·          Faire grandir l’amitié entre les prêtres.

 

Pour le Pape Benoît XVI, cette année doit être une année de renouveau intérieur pour tous les prêtres afin de rendre plus incisif et plus vigoureux leur témoignage évangélique.

 

Qu’est-ce que le prêtre ? Un homme qui tient la place de Dieu « Après Dieu, le prêtre et c’est tout » disait le saint curé d’Ars.

 

I- Biographie de St Jean-Marie Vianney (1786-1859)

 

 

Né le 08 mai 1786 (trois ans avant la révolution française), le saint curé d’Ars meurt le 04 août 1859. Issu d’une famille très modeste, il se distingue par sa candeur, sa piété et son amour pour la Vierge Marie. Il reçoit le baptême en cachette. Jeune campagnard, il éprouve le désir d’être prêtre. Mais son père est réticent. Elève médiocre, le latin était pour lui un véritable supplice. C’est d’ailleurs pour cette raison que le séminaire de Lyon où il était rentré décida de le renvoyer. Enrôlé de force pendant la guerre contre l’Espagne, il déserte et s’installe sous un faux dans une commune où il se fait instituteur (noter le paradoxe). L’impopularité de cette guerre lui fait bénéficier de la complicité des habitants de la localité, dont le maire et le curé. De lourdes amendes sont infligées à son père.

Il est ordonné prêtre en 1815 à Grenoble. Envoyé à Ars, il se montre fin psychologue et se met à l’écoute de ses paroissiens. Il accorde du prix à la catéchèse, convaincu qu’elle stimulerait les âmes à s’élever vers le Seigneur. En 1824, il ouvre une école pour les jeunes filles de son village et la confie à Catherine. Il sera curé pendant 41 ans.

Sa piété, son zèle pastoral, son sermon ramenèrent peu à peu la ferveur dans la paroisse. Il reste jusqu’à 16 ou 18h au confessionnal. Parce que dévoué à l’œuvre de Dieu, il était considéré comme un saint de son Vivant. « Qu’il fait bon de mourir quand on a vécu sur la Croix ».

Il n’a peut-être pas été doué mais il était éclairé. Mieux valait convaincre qu’interdire. Il se mit à parler simplement comme les mots lui venaient à l’esprit. Il n’a jamais fulminé contre ses paroissiens.

Quand il parlait de péchés, il pleurait. Mangeait peu, recevait les mets de ses paroissiens avec attention et régalait ses hôtes à table.

Il livra le combat contre le grappin qu’est le démon mais il réalisa aussi quelques miracles. Il ne cessa d’embellir son Eglise sans compter le prix. Les trois lieux qui lui étaient le plus chers : l’Autel, le Chœur, le Confessionnal.

 

Commentaire : la grandeur de notre sacerdoce est liée à la qualité de notre vie ; à la fidélité du Christ ; et non pas à nos qualités humaines.

St Jean-Marie Vianney, prie pour nous ! Amen !

 

 

II- Le ministère sacerdotal, à l’exemple du saint Curé d’Ars

 

Il n’y a de sacerdoce, de mission du prêtre, que celle du Christ.

La lettre de Benoît XVI aux prêtres à l’ouverture de l’année sacerdotale « laissez-vous conquérir par le Christ ».

Le pape rend hommage aux prêtres par sa propre expérience. Beaucoup rayonnent du Christ mais d’autres cependant par des manquements scandalisent. Toutefois, au lieu de voir la part de l’humain incapable de perfection, il faut voir la grandeur du don du sacerdoce qu’il porte. Le saint Curé d’Ars avait tant perçu la grandeur du prêtre ; ces notes le révèlent.

Il a ensuite exhorter tous les prêtres à imiter l’action pastorale du saint curé d’Ars : Jean Marie s’identifiait à son ministère pour s’y sanctifier. Notre But, totale identification au Christ. Dans le Christ, Ministère et ministre tendent à s’identifier.

Le saint Curé d’Ars rendait visite systématiquement aux familles. Il organisait des fêtes populaires de St Patron. Ils demandaient des biens pour les pauvres. Il embellissait son Eglise. (Quel type de collaboration avons-nous avec les laïcs ?).

Le saint curé enseignait ses paroissiens par le témoignage de sa vie : ils apprenaient à prier, s’arrêtant devant le saint Tabernacle pour aviser leur Seigneur. Toute la ferveur des prêtres dépendrait de la messe.

Sommes-nous vraiment imprégnés de la Parole de Dieu ? L’aimons-nous ? La laissons-nous nous transformer ?

La pauvreté du saint curé d’Ars était celle du prêtre : il amassait plein d’argent mais non pour lui mais pour les plus démunis.

Sa chasteté était celle demandée à un prêtre pour son ministère : celle dont a besoin celui qui doit toucher le Saint Sacrement.

Son obéissance : la souffrance liée aux exigences de son ministère (tentative de fuite par trois fois du fait de son indignité).

Le pape nous encourage à être ouverts au souffle de l’Esprit.

Les relations des prêtres entre eux et avec l’évêque : le ministère ordonné a une forme communauté radicale qui ne peut être accomplie que dans la communion des prêtres et avec leur évêque. Il faut une amitié effective et affective pour une unité entre eux, avec leur évêque et avec les laïcs.

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