Retraite annuelle des prêtres

Koumi du 30/07/2010 au 07/08/2010

 

 

Prédicateur :   Abbé André OUATTARA, ordonné en  1970,

du diocèse de Bobo-Dioulasso

 

Thème :« Saint Jean-Marie Vianney, modèle du prêtre pour moi aujourd’hui dans l’Eglise-Famille Burkina-Niger. »

 Sixième jour

05/082010 jeudi

 

Marie, mère du prêtre

Il est très peu question de Marie dans la Bible ; discrétion oblige, pour laisser rayonner le Fils. On l’aperçoit furtivement au passage Jn2, 3-5 : « [3] Or il n'y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : " Ils n'ont pas de vin. "

[4] Jésus lui dit : " Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore arrivée. "

[5] Sa mère dit aux servants : " Tout ce qu'il vous dira, faites-le. " »

Jésus nous la donne pour mère sur la croix et nous lui donne comme fils. Jn19, 26-27 : « [26] Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : " Femme, voici ton fils. " [27] Puis il dit au disciple : " Voici ta mère. " Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui. »

Benoît XVI a confié cette année sacerdotale à Marie, pour qu’elle obtienne pour chacun de nous, un renouveau total des idéaux de notre donation totale au Seigneur.

Le « oui » de Marie a été à l’origine de la dévotion mariale dans l’Eglise, la naissance d’immenses familles mariales : associations, congrégations, mouvements spirituels, institutions diverses…

Marie devient la mère du Sauveur, permettant aux hommes d’être sauvés.

Mt9, 35 ; Mc3, 31.

Il existe une relation essentielle entre Marie et le Sacerdoce des ministres du Fils. Il manquerait quelque chose à la spiritualité du prêtre sans accepter Marie comme mère dans leur vie, elle que le Christ leur a confiée sur la Croix. Marie nous conduit au Christ, nous fait aimer l’Eglise et nous conduit auprès du Fils. Elle seule sait nous protéger et nous encourager pour que nous grandissions en âge et en sagesse.

Seuls sont les fils dévots, ceux qui savent imiter les vertus de leur Mère.

Nous allons nous arrêter sur une des vertus de marie : la disponibilité. Lc1, 37-38. Marie se met au service de Dieu, de ses frères. Cela implique qu’il faut se détacher, il faut renoncer à certaines choses. Il faut donner le plus de temps à l’apostolat. Toutefois, « Il y a ce qu’il y a, il faut ce qu’il faut, on fait ce que l’on peut ». Il faut savoir se laisser déranger, se laisser bousculer. Il ne faut pas toujours vouloir prendre ses aises. Il faut mettre ses dons et ses biens au service des autres parce qu’ils sont l’Eglise. Nous ne sommes que pour l’amour de Jésus. Nous ne faisons que notre devoir ; nous ne sommes que des serviteurs inutiles.

Nous devons développer cette dévotion mariale.

Nous devons contribuer à l’éclosion et au soutien des vocations sacerdotales et religieuses.

Maman Marie, mère du Sauveur et notre mère, aide-nous à être des témoins authentiques du Christ ton Fils notre Frère pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des Hommes nos frères ! Amen !

La proximité de l’Enfant et de la mère ne commence pas à la Croix, mais bien avant. Marie sur le chemin du calvaire a accompagné son Fils jusqu’à la fin de sa Mission ; c’était terrible pour elle ; mais il faut louer là la Confiance de Marie à Dieu. Et pourquoi Marie n’accompagnerait pas les prêtres dans la réalisation de leur mission ?

Quelle leçon de Marie au pied de la Croix pour nous :

- Marie a une foi inébranlable à Dieu, sachant porter sa croix.

- Marie est restée fidèle à Dieu dans la simplicité et l’humilité et elle comptait sur la grâce de Dieu.

- Marie est restée docile au Seigneur, laissant la volonté de Dieu se faire en elle.

- Marie a été inconditionnellement attaché au Christ : là était sa force et la force des apôtres (1Co1, 23 ; Ph3, 8)

- La Croix instrument de supplice devenant instrument de salut : c’est par le don de leur vie et de leur sang que les apôtres vont évangéliser le monde ; la croix est toujours là et elle est certes difficile à porter !

Je vous salue Marie…

 

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