25. La vie intellectuelle. Le progrès continuel des sciences théologiques qui se réalise dans l'Eglise sous l'influence et dans la lumière de l'Esprit (JN 14,26; 16,13), l'urgence de la diffusion du message évangélique et la nécessité de le rendre compréhensible pour les hommes, marqués par leur appartenance à leur temps et à leur culture, la nécessité de comprendre la société dans ses changements avec les critères de la foi, imposent aux prêtres le devoir imprescriptible de se soucier de leur propre vie intellectuelle (182). Sans la science, le prêtre est comme une lampe éteinte (Mt 5, 14-16). Pour cette raison, l'Eglise demande clairement aux prêtres de "poursuivre l'étude des sciences sacrées après l'ordination sacerdota-le, et de tenir une doctrine sûre, fondée sur l'Ecriture Sainte, transmise par les anciens et communément reçue par l'Eglise, telle qu'elle est déterminée surtout dans les documents du Concile et des Pontifes Romains " (183).

Les prêtres, en vertu de leur identité de prophètes et de pasteurs, acquièrent ainsi une capacité intérieure de suivre le mouvement rénovateur de l'Esprit Saint dans l'Eglise, pour comprendre toujours plus profondément le mystère du Christ, mais aussi pour éviter d'accueillir avec légèreté des nouveautés inconsistantes ou pseudo-scientifiques.

Le domaine des études, pour les prêtres, regarde avant tout les sciences sacrées, mais aussi les autres disciplines qui sont en rapport avec elles et qui peuvent faciliter l'exercice du ministère, ou encore celles dans lesquelles ils sont professionnellement engagés. Les prêtres se souviendront encore de la nécessité de traduire le message évangélique dans un langage catéchétique adapté et d'être ouverts et attentifs aux exigences de l'inculturation, même dans le domaine de la théologie.

La vie intellectuelle suppose non seulement conviction et disponibilité, mais aussi l'usage régulier des moyens adéquats, tels que le temps réservé à l'étude, la participation active aux initiatives de cet ordre et aux rencontres organisées dans le diocèse, le choix des lectures, si possible également l'organisation d'une bibliothèque personnelle ou l'utilisation d'une bibliothèque diocésaine, à laquelle on peut recourir facilement. Tout prêtre, de plus, doit disposer des documents récents du Souverain Pontife et de l'Evêque pour bien les approfondir et pour en faire un instrument de formation pour les chrétiens. Il saura se prémunir contre les publications qui diffusent des idées aberrantes et dangereuses pour la vie personnelle et pour l'action pastorale.

La désignation pour des études universitaires, dans le pays ou à l'étranger, relève de la responsabilité de l'Evêque, en raison de l'unité qui doit régner dans l'organisation de l'apostolat diocésain. Tout prêtre sera disponible et se conformera aux programmes du diocèse ou de la Conférence Episcopale et il écartera toute vue d'ambition. Ces études une fois terminées, il rentrera sans retard dans son diocèse et s'engagera dans le travail qui lui est confié; il y mettra en œuvre la formation acquise, sans prétendre à des avantages et des distinctions en raison de ces qualifications (184).

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