31. Les devoirs civiques. Citoyens de leur pays, les prêtres ont un devoir de présence positive et dynamique, de manière à coopérer à la construction et à la vie bien ordonnée de la cité terrestre, selon l'esprit de l'Evangile et conformément à la doctrine sociale de l'Eglise.

Comme pasteurs, les prêtres seront conscients de leur devoir de favoriser "le plus possible le maintien, parmi les hommes, de la paix et de la concorde fondées sur la justice" (202). Par leur exemple ils entraînent les fidèles, à observer l'ordre et les lois de l'Etat. Ils sauront aussi se réserver la juste liberté que requiert l'exercice du ministère pastoral, conformément au droit essentiel et inaliénable de l'Eglise. Dans la défense de ces droits et l'affirmation de leur propre autonomie, les prêtres agiront toujours en accord avec leur Evêque.

Au plan de la participation active à la vie civique, cependant, l'Eglise demande aux prêtres d'avoir le comportement qui convient à leur état et d'éviter les activités qui peuvent compromettre la crédibilité des pasteurs.

Voici les domaines qui, selon les normes canoniques, demandent une attention spéciale et où s'imposent des limites précises: les prêtres n'assumeront pas des fonctions publiques qui impliquent l'exercice du pouvoir civil. Sans l'autorisation de leur propre Evêque, ils ne se chargeront pas de l'administration de biens appartenant à des laïcs; ils n'exerceront pas des fonctions séculières qui comportent l'obligation de rendre des comptes; il leur est défendu de se porter garant, même sur leurs biens personnels; de même, ils doivent s'abstenir de signer des effets de commerce par lesquels ils assumeraient l'obligation de verser de l'argent sans motif défini; ils n'exerceront, pour aucun motif, des activités de négoce ou de commerce, que ce soit par eux-mêmes ou par l'intermédiaire d'autrui; ils ne prendront pas une part active dans les partis politiques ou dans les associations syndicales (203).

Quand le bien de l'Eglise ou de la société civile demande qu'un prêtre s'engage dans l'une de ces activités, l'Evêque accordera cette autorisation pour un temps limité, en conformité avec les critères de la Conférence Episcopale, après avoir demandé l'avis du Conseil presbytéral.

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