32. La formation permanente. Le caractère évolutif de la personne humaine, la croissance de la vie chrétienne et sacerdotale, les progrès des sciences sacrées et profanes, la nécessité de s'adapter aux rythmes d'évolution de la société, exigent des prêtres qu'ils se maintiennent en état de formation continue. Ce devoir concerne toutes les dimensions de la vie: humaine, spirituelle, sacerdotale, doctrinale, apostolique et professionnelle.

La formation humaine continue est nécessaire au prêtre pour qu'il puisse se maintenir convenablement inséré dans la vie sociale, en discerner les valeurs et les lacunes, engager des relations positives avec ses contemporains, comprendre les évolutions et être en mesure de formuler des jugements sérieux sur les réalités.

La formation permanente doit mettre en valeur la dimension spirituelle, sacerdotale et apostolique de la vie du prêtre: la vocation au sacerdoce, la relation à Dieu, le devoir de suivre le Christ, la conversion intérieure, le renouveau des méthodes pastorales, sont autant d'aspects de la vie qui demandent une attention continuelle et un dynamisme de croissance, en harmonie avec le renouvellement que l'Esprit Saint suscite dans l'Eglise. Les prêtres sauront que leur devoir de se former concerne avant tout leur être même, c'est à dire leur vie spirituelle et apostolique, qui doit croître continuellement vers l'accomplissement du grand idéal de la sainteté sacerdotale (204).

Les prêtres seront convaincus de leur devoir de continuer à étudier tout au long de leur vie, en fonction de ce qu'ils sont comme personne, afin de nourrir une vraie piété et d'approfondir leur contact avec Dieu, et en fonction de leur travail apostolique. La démarche intellectuelle de la formation continue comporte l'utilisation des moyens adaptés, tels que la participation à des cours, l'étude personnelle, les échanges d'expériences, etc., utilisés avec persévérance et aussi avec la conviction de n'être jamais au terme de la mise à jour nécessaire.

La formation permanente présente des caractères particuliers en fonction de la situation et de l'âge. Durant les premières années après l'ordination, et spécialement à l'occasion de la première nomination ou lors d'un changement de fonction, les prêtres trouveront une aide et ils s'efforceront eux-mêmes d'entrer dans ce nouveau contexte et ce nouveau type de travail, à l'école d'un prêtre déjà expérimenté. On ne laissera pas un prêtre s'engager dans un nouvel emploi sans qu'il y soit convenablement initié. Il est nécessaire que les diocèses aient une organisation adaptée en vue de cette aide, spécialement au service des jeunes prêtres et durant les premières années qui suivent l'ordination.

Durant la période de la maturité, il convient de réaliser une révision critique de sa propre vie et de son action apostolique, en y consacrant volontiers une période prolongée de formation spéciale, qui peut coïncider avec une année sabbatique. D'autres périodes de la vie exigent du prêtre un effort spécial d'adaptation et de renouvellement: il en est ainsi de la maladie et de la vieillesse, quand s'imposent des changements de fonction et une limitation des activités. Les prêtres seront aidés à vivre de manière positive ces situations particulières, par l'Evêque et par les confrères, qui assureront une présence attentive et aussi l'assistance et l'aide matérielle nécessaire. Enfin, le prêtre sera toujours préparé à la mort, comme à la rencontre avec le Christ glorieux aimé par-dessus tout et servi généreusement et fidèlement, début de la possession du Royaume (Mt 25, 31.34).

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