6. La fraternité sacerdotale. Unis autour de leur Evêque, les prêtres s'appliqueront à vivre la "fraternité sacramentelle" (42), le fondement et la grarantie d'une aide spirituelle réciproque et de l'accomplissement du ministère dans une grande unité d'intention. Ils se souviendront de la valeur évangélisatrice que possède en elle-même leur attitude fraternelle: ils forment ainsi un corps dynamique et crédible, conforme à la demande adressée par le Christ à son Père dans la prière de la dernière Cène ( cf. Jn 17, 20-21). L'évangélisation n'est jamais un acte isolé et individuel, mais toujours une action profondément ecclésiale, qui s'accomplit en esprit de communion et suivant la méthode qu'inspire cet esprit. Cela s'impose avec une particulière urgence dans les territoires où il faut travailler à l'évangélisation des non chrétiens (43).

Les prêtres chercheront à vivre une amitié sincère avec leurs confrères; ils peuvent ainsi plus facilement s'aider mutuellement dans le développement de leur vie spirituelle et intellectuelle, se donner assistance dans les nécessités matérielles, avoir une vie plus accomplie et plus équilibrée. Cette amitié entre prêtres favorise, de plus, leur union au Christ; elle est aussi une aide précieuse pour surmonter le poids et les difficultés de la solitude (44).

Les prêtres qui ont charge d'âme, spécialement les curés, considéreront comme confiés à leur sollicitude d'une façon particulière les jeunes prêtres que l'Evêque leur envoie comme collaborateurs; ils les aideront fraternellement, de telle sorte qu'ils ne se sentent pas abandonnés à eux-mêmes et qu'ils s'intègrent positivement dans le presbyterium.

Parmi les moyens qui favorisent la communion et l'aide mutuelle entre les prêtres, on peut citer les associations sacerdotales. Doivent être envisagées positivement celles dont les statuts ont été approuvés par l'autorité compétente, qui ont pour but le développement de la vie spirituelle, de la vie commune, des activités de formation intellectuelle et pastorale, et qui favorisent l'unité des prêtres entre eux et avec leur Evêque (45). On doit éviter les associations qui manifestent un esprit étroitement fermé, une mentalité exclusive, surtout celles qui sont liées - ou même seulement favorisées par eux - à des groupes de pression, ou des mouvements politiques (46). De toute façon on doit insister, dans les jeunes Eglises, sur l'unité de tout le presbyterium.

On doit accorder une importance particulière à la fraternité entre les prêtres séculiers diocésains et les missionnaires, en particulier ceux qui ont contribué à fonder l'Eglise. La fraternité sacerdotale englobe, de toute évidence, les prêtres qui appartiennent à des Instituts de vie consacrée ou aux Sociétés de vie apostolique. Elle s'étend aussi, en un certain sens, aux laîcs qui suivent le Christ de plus près dans une vie consacrée. Les prêtres seront préparés et disposés à aider spirituellement les religieux laîcs et les religieuses, en accord avec les directives de l'Evêque; toutefois ils n'interviendront jamais dans les questions disciplinaires et les problèmes d'organisation interne de leur communauté.

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