L’article 37 de la constitution du Burkina Faso stipule :

 «Article 37

(Loi N° 003-2000/AN du 11 avril 2000)

Le Président du Faso est élu pour cinq ans au suffrage universel direct, égal et secret. Il est rééligible une fois. »

 

Ledit article était ainsi intitulé dans la Constitution de 1991 avec la limitation de mandats.

Il fut révisé en 1997 pour exclure la limitation de mandats.

Il a été révisé à nouveau en 2000 pour réintroduire la limitation de mandats.

Et enfin, une nouvelle tentative de révision à nouveau se laisse entrevoir pour les scrutins d’après novembre 2010 !

 

Ah oui ! Il faut être chez nous au Faso pour voir ça ! Tout un pays peut-il tant être inconstant ?

 

La candidature de Blaise COMPAORE pose-t-elle problème ?

Oui ; Blaise a besoin de bien quitter le pouvoir, et il ne pourra le faire qu’en acceptant l’alternance et en refusant la révision de l’article 37.

 

Le CDP a-t-il avantage à la révision de l’article 37 ?

Oui ; des alibis de survie cachent des raisons profondes de personnalité et les individus craignent de perdent leurs avantages si COMPAORE n’est pas au pouvoir - triste et sévère réalité, hélas ! -  Mais Monsieur COMPAORE sait-il que ceux qui l’y poussent ne sont pas forcément ceux qui l’aiment ? A lui seul de répondre.

 

Monsieur COMPAORE craint-il son après-pouvoir ?

Oui s’il permet la révision de cet article ; non s’il l’interdit. Nous avons tous des erreurs et des fautes ; cependant un acte fort, auquel l’on ne s’attend pas peut être gage de vraie réconciliation parce qu’en fait, il n’y a jamais eu que des figurines de réconciliation. Aucun burkinabé conscient ne préfère la monarchie tout court au détriment du changement non seulement des dirigeants, mais davantage du cœur de ceux qui gouvernent.

 

Pour ma part, Blaise COMPAORE est bon, parce qu’aucun homme n’est quasiment mauvais. Et s’il veut rester bon - car ses dernières initiatives rehaussent sa personnalité - il peut le demeurer hors de KOSSYAM : c’est super dur ; mais c’est hyper bon et hyper possible.

 

A l’illusion de l’infini se succède le réel du fini ; seulement que celui-ci ne vienne si tard au regret de celui-là !

 

« Baas nêêré sôn sing nêêré » ! Et si le commencement a été chaotique, c’est au ‘‘finissement’’ que se trouve le défi !

 

A bon entendeur, salut !

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