22. Les moyens de progrès spirituel. Les moyens de progrès spirituel communs à tous les chrétiens sont aussi nécessaires pour les prêtres. De plus, des moyens spécifiques sont offerts aux prêtres; ils consistent en des activités connexes à leur ministère, envisagés selon l'esprit et les directives de l'Eglise.

La spiritualité sacerdotale diocésaine et missionnaire ne se vit pas isolément, mais dans l'unité du presbyterium diocésain auquel le prêtre appartient, en union avec l'Evêque. La présence centrale et animatrice de l'Evêque et le sens de la responsabilité vécu par tous les prêtres feront que le presbyterium stimule la ferveur de ses membres et leur offre des moyens concrets de progrès spirituel: il sera ainsi une vraie famille sacerdotale, qui garde et fait progresser ses propres membres. Le presbyterium doit en particulier stimuler la formation permanente de ses membres, en particulier au plan spirituel en précisant ses objectifs et en offrant les moyens de la réaliser au niveau personnel et au niveau communautaire.

L'Eucharistie est le centre et la racine de toute la vie du prêtre, dont l'esprit sacerdotal s'applique à intérioriser ce qui s'accomplit sur l'autel (170). Le prêtre doit avoir une vie eucharistique pleine et fervente, trouvant en elle élan et force pour sa vie spirituelle. La célébration de la Messe soigneusement préparée et suivie de l'action de grâce, et la visite quotidienne au Christ dans le Sacrement de l'Eucharistie ne sont pas seulement des devoirs pastoraux: ce sont des moments significatifs et une aide irremplaçable pour la vie spirituelle.

La Tradition de l'Eglise et les directives actuelles du Magistère mettent en relief beaucoup d'autres moyens indispensables pour la vie spirituelle du prêtre. Chacun de ceux-ci doit être envisagé en rapport avec l'identité du prêtre: la Parole de Dieu proclamée, priée et méditée; la Liturgie des Heures célébrée au nom de toute la communauté et en union avec elle; le sacrement de la Réconciliation qui purifie et renouvelle les forces spirituelles; la piété mariale qui aide à vivre généreusement le service du Christ et de l'Eglise; la prière personnelle et contemplative, fréquente et régulière; les retraites et exercices spirituels; l'examen de conscience, la direction spirituelle; l'étude de la théologie, la participation active aux associations sacerdotales spirituelles et apostoliques.

On doit aussi considérer comme des moyens très utiles pour le développement de la vie spirituelle des rencontres régulières du prêtre avec son Evêque, à qui il confiera comme à un père et un ami son idéal de vie, ses projets, ses problèmes et ses difficultés, cherchant d'un commun accord une solution. Sont encore importantes les rencontres entre prêtres, pour des échanges sur leur vie spirituelle et apostolique: récollections et retraites vécues ensemble, prière commune, révision de vie, direction spirituelle, etc. Ainsi les prêtres diocésains s'aideront mutuellement à mettre en œuvre les divers moyens de vie spirituelle au niveau personnel et au plan communautaire.

La communion avec l'Evêque, avec les prêtres et les diacres, avec la communauté ecclésiale est tout à la fois moyen efficace de sanctification et d'évangélisation, et signe de ce progrès spirituel et apostolique. L'aide mutuelle exprime et construit la "fraternité sacramentelle" (171). Le charisme épiscopal, profondément vécu et reconnu (172) est nécessaire pour créer cette communion voulue par le Seigneur comme participation à sa mission universelle (cf. Jn 17, 18-23).

Les prêtres approfondiront la signification de ces moyens classiques et irremplaçables de progrès spirituel; ils les pratiqueront fidèlement, de façon régulière et avec persévérance, de manière à s'assurer une vie spirituelle et missionnaire riche, conforme à l'exemple donné par le Christ et les Apôtres et continué par les saints prêtres durant toute l'histoire de l'Eglise.

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